04 février 2017

Bernardino

Ah ! Bernardino

Toute une histoire ! Il était le tombeur de ces dames, et c’est vrai qu’il en a fait des ravages ! Il draguait toutes les filles et toutes les femmes qu’il voyait

Il faut dire qu’il était charmant et avait un sourire ravageur et c’était un beau parleur

Nous avons toutes étaient amoureuses de lui. Il a jeté son dévolu sur moi dès mon arrivée, normal j’avais 14 ans donc dans la limite de son dévolu

A peine arrivée à la Ravoire, il a commencé à me draguer et à me faire croire que j’étais l’unique et la seule dans « sa » vie.

Il avait 18 ans et je ne sais plus pour quelles raisons il avait obtenu la permission de rester encore à la Ravoire, alors que l’âge limite pour les garçons était 16 ans, surement à cause de son charme magnétique.

Il portait en permanence une écharpe autour du cou, et il était gentil avec tout le monde.

Il avait ce charme italien ou portugais, bref un charme tout méditerranéen ..

Les anciennes de la Ravoire savaient qu’il draguait et charmait toutes les nouvelles, et elles nous avertissaient des ravages qu’il avait fait parmi les habitantes de la Ravoire.

J’avais 14 ans, et j’étais sous le charme de ce bel étalon jusqu’au moment où je me suis rendue compte que je n’étais pour lui qu’un « exercice » de drague. Il n’aimait pas les gamines inexpérimentées, et préférait clairement « les vieilles ».

Il dormait rarement dans son lit, pour le plus grand bonheur de certaines infirmières ou de certaines habitantes du village.

Mme Gavard l’aimait beaucoup, et souvent lors de nos « grèves de la faim », elle nous l’envoyait histoire de nous faire changer d’avis.

Il aimait bien souffler le chaud et le froid parmi nous, et j’avoue que je suis tombée dans ses bras rapidement, tout en restant platonique, comme je l’ai déjà dit, les merdeuses de 14 ans ne l’intéressait que pour le jeu de la séduction.

Il était gentil et charmant, charmeur et câlin et tout les garçons aimaient sa compagnie. Il rendait service à tous et à toutes.

Un jour, nous étions seul tous les deux dans la salle cinéma, il m’a demandé si je savais danser et comme j’ai répondu par la négative, il m’a prise dans ses bras et en susurrant dans mon oreille il m’a dit « J’aurais aimé que tu saches, pour te serrer encore plus fort .. » j’étais aux anges, il a voulu m’embrasser mais j’ai eu peur et j’ai reculée .. Non mais qu’elle idiote j’ai pu être ! J’aurais flirté pour la première fois de ma vie avec le tombeur de la Ravoire ! The Bernardino himself !

Je n’ai pas voulu raconter cette histoire à mes copines, mais il s’en est chargé mais elles m’ont toutes consolée en me disant que j’avais fait le bon choix, car il m’aurait brisé le cœur

Quelques temps plus tard, une fille de 16 ans est arrivée et j’ai perdu mon titre de « dernière arrivée »

Et en août, il est parti, après une nuit passée dehors de trop. Il est parti sans se retourner et sans nous dire aurevoir comme tous ceux qui partaient.

Il est resté un bon souvenir pour toutes celles qui ont eu la chance de le connaitre. Malheureusement, je ne pense pas que je pourrais le retrouver. Il reste une image, une icône de cette période. Il est ma première palpitation de ma vie de femme.

Bernardino, le tombeur de la Ravoire, grand, élancé, svelte, surprenant, élégant, raffiné, attentionné, dragueur. Il reste tous ces qualificatifs et bien d’autres.

Il a marqué par son charme l’histoire de la Ravoire en 1972, et il méritait bien que je lui consacre un chapitre de mon blog

 

Les copains de la Ravoire

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Posté par La Ravoire à 19:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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