La Ravoire - Sanatorium

09 août 2019

Un des premiers médecins de La Ravoire ..

Je vous présente un des premiers médecins de La Ravoire .. le Docteur Kanony de 1931 a 1939

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A la recherche de notre passé (encore ..) !!!

67832593_2490520414331963_2280710544224681984_nMichel a eu la délicate mission d'aller aux archives de Hte Savoie suite à notre demande pour chercher des douments concernant La Ravoire et pour le moment voilà ce qu'il a trouvé ..

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Colo ou sana ?

Il est vrai que les dernières générations à La Ravoire ont eu des privilèges que d'autres n'ont pas eu ..

Nous allions faire de grandes balades dans Passy ou aux alentours et ces sorties étaient mixtes parfois

Nous avions le droit de partager certaines activités et l'école aussi était mixte ..

Par contre la télé était à tour de rôle

L'étage des garçons au rez de chaussée était largement dépassé par les 2 étages des filles et les histoires d'amour se sont multipliés au fil des ans

Bernardino qui sortait toutes les nuits ou Yannick et Claire qui se sont fait renvoyés parce que surpris en mauvaise posture

On pourrait croire que notre vie ressemblait à une colonie de vacances mais les traitements nous ramenaient très vite à la réalité .. nous étions malades !

Activité du jour Colonie de Vacances La Ravoire : tubage !!!! ou des dizaines de cachets à prendre pendant les repas .. ou les siestes forcées matin et soir

Non nous n'étions pas en colonie de vacances ! Même si nous n'étions pas malheureux et que nous les dernières années nous avions des privilèges pas accordés aux autres nous n'étions pas en vacances

La tuberculose même en phase de régression n'était pas une banale maladie .. nous n'avions pas de souffle et en moins de 10 minutes nous étions KO !

Pas de surpoids chez nous mais des gens bouffis par la cortisone et autres "bonbons" que nous avalions en essayant de ne pas vomir ..

Les perfusions de 4 à 6 heures avec de grosses aiguilles qui nous pétaient les veines un jour sur 2 .. les séances de tomographie que nous détestions tous ..

Seuls avantages nous étions gâtés et choyés par une équipe médicale et autres qui prenaient soin de notre santé et nous ont donné un de l'amour familial qui nous manquait tant ..

Qui ne se souvient pas des gâteaux de riz et de semoule de Maman Dino ou de sa tendresse après la torture du tubage ? Qui peut oublier la gentillesse toute montagnarde de Mémère ?

Qui a oublié les copains et les copines et les fou-rires et les disputes et les réconciliations et les amours presque poétiques .. en tout cas pas moi !!!

Non La Ravoire n'était pas une colonie de vacances .. elle était bien plus que cela !!! La Ravoire nous a protégés et guéris  .. en cela elle ne pourra que rester dans ma mémoire .. je lui doit tant

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03 août 2019

Le plus dur et le plus désespérant ..

.. c'est de ne pas retrouver les personnes qui ont partagé notre époque à la Ravoire ..

Je suis la dernière génération sanatorium de la Ravoire et pourtant je n'ai pu retrouver que 4 de mes amies .. et pas un seul mec !!!

On aurait pu croire que retrouver des copains aurait été plus simple - les femmes se marient - changent de nom - et bien non j'ai retrouvé 4 amies de cette période et pas un seul homme.

J'aurais bien aimé retrouvé les copains Bernardino - Albert - Yannick et bien d'autres mais rien .. même les recherches sur facebook sont restées vaines

Encore j'ai de la chance certains n'ont retrouvé personne et sont partis troublés par l'absence des autres. Pourquoi ? comment ? impossible de dire ce qui se passe dans la tête des gens ..

Certains veulent oublier et ne plus y penser .. d'autres ne veulent pas que cela se sache -- et les derniers n'y pensent même plus !!

Quelque soit la raison sur les milliers d'enfants et d'adolescents qui sont passés à la Ravoire nous sommes à peine une vingtaine sur notre page facebook et combien viennent lire en anonyme ? impossible à dire

Pourquoi vouloir oublier cette période de notre vie ? La tuberculose était honteuse pour certains pour d'autres impossible de raconter et avec le temps qui passe les souvenirs s'en vont eux aussi ..

J'ai écris des cahiers journaux durant cette période ce qui me permet de me souvenir .. et pourtant j'ai vécu le massacre de mes souvenirs de ma mère et de ma soeur car pour elles il faillait que j'oublie ..

Mais comment oublier ce que cette maladie m'a apporté en bien et en mal ? Elle a fait de moi ce que je suis aussi !  J'ai eu honte et j'ai eu peur - j'ai eu mal et j'étais terrifiée par l'idée de mourir ou de vivre les pires conséquences de cette maladie.

Malgré tous les aspects négatifs de cette maladie je n'ai pas pu oublier et la mort de Mémère est venue déclencher chez moi l'obligation d'écrire mon histoire.

Car ce blog c'est bien mon histoire et même si elle est identique à d'autres cela reste mes souvenirs et mes sentiments.

L'école vue d'en haut

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Partie à la recherche du Docteur Vaquette

Apprendre que notre Toto a été un résistant durant la IIème WW ... grâce à Michel .. et décider de partir à sa recherche sur le net ..

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Mission impossible .. sur le net aucune recherche pour le moment a donné des résultats .. impossible de savoir où il est mort et enterré ... impossble de retracer sa vie ..

Ce qui est triste surtout c'est qu'il a fait des choses superbes comme être un père pour des générations d'enfants et d'adolescents malades ..

Sur le net on trouve le passé de tellement d'inconnus mais lui rien du tout. A croire qu'il a disparu de la surface de la terre et qu'il n'a jamais existé

Et pourtant André Vaquette Docteur a existé et c'était un homme formidable. Une belle personne

VAQUETTE RAVOIRE

Depuis des années nous sommes tous à la recherche de nos archives qui retraceraient notre histoire à la Ravoire, notre maladie et nous ne trouvons rien !

Les Anciens du Roc des Fiz pourront retrouver leurs archives mais pas nous ... Comme pour Toto nous n'avons pas de passé sur la toile à part ce blog qui essaie de faire revivre notre histoire ...

 

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Cela fait longtemps

 

... que je n'ai pas écris .. !!

La destruction de la Ravoire a été pour moi et je pense pour tous ceux et celles qui ont été là bas la fin d'une histoire ..

C'est la fin de nos souvenirs ..

Tant que la Ravoire était debout elle contenait nos souvenirs et toutes les émotions que l'on a pu ressentir mais là c'est fini .. plus rien !!

Avec l'aide de Brigitte (ma complice de toujours ..) et de son mari nous avons pu récupérer quelques éléments de la Pergola .. mon mari voulait que nous puissions la remonter dans notre jardin mais malheureusement les années sans soin et le transport ont eu raison de la plupart des montants et cela n'a pas été possible de tout récupérer au final ..

Au moins les montants gravés sont maintenant en sécurité ..

Malgré la perte de notre Ravoire j'ai encore et toujours des choses à raconter .. à raviver notre mémoire et nos souvenirs

Je dois m'y remettre pour moi bien sûr .. pour ne pas oublier mon passé et surtout pour ne pas le renier ..

La Ravoire n'est plus là et à la place il y a un immense terrain vide et mort. Mais moi je suis là encore et tous les souvenirs que je peux dévoiler seront des moments de vie où la Ravoire revivra ..

 

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05 avril 2018

Un autre contact

Bonjour
Mille fois merci pour ce diaporama, quel bonheur et quelle tristesse de voir cette période de ma vie anéantie à jamais,c est vrai il me reste tous ces beaux souvenirs graves dans ma mémoire et dans mon coeur


J y suis retournée en 1975 ,avec une nostalgie profonde, toutes mes amies,le personnel soignant me manquent toujours autant
Je M appelle marie Christine fiquet épouse gricourt ,aujourd hui

J ai 62 ans, je suis arrivée en janvier 1970 et je suis repartie en juin 1971.J ai vécu cette catastrophe du roc des fiz,je me souviens que la ravoire avait hébergé beaucoup de ces petits pentionnaires complètement désorientés,mon amie Anita fourneau qui venait de là, avait perdu ses 2 petits freres,je ai conservé un 33 tour d Adamo,qu elle M avait donné et qui appartenait à ces garçons qui sont décédés


J ai passé tellement de bons moments avec mémère, Mme gavard, melle bourguignon,Mme baron ,et toto etc etc
Mes amis,Patrick Roussel, Chantal Potier,Marie josee Bovy, Anita Fourneau,la liste est grande,tous perdus de vue,sauf Chantal par courrier, au moment de la bonne année


Encore merci pour ce blogspot et surtout au plaisir de vous lire,je le espère
Marie christine

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Un autre témoignage ..

Bonjour ma maman Chantal Caron était a la Ravoire en 70 je vous envoie une photo de son cahier de l'époque...

quand j'ai vue le nom Potier Chantal je savais que je l'avais vue quelque part...

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J'espère que quelqu'un pourra se souvenir de ma maman ..."

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Un témoignage .. Fabrice

En voyant le tas de gravats au premier plan, j'ai du mal à me figurer qu'au même endroit, s'élevaient trois étages d'immenses balcons, face au Mont-Blanc et à la vallée juste en-dessous...

Trois étages assis sur l'ancienne salle de cinéma au rez-de-chaussée. En 1997 et 1998 en ce qui me concerne, et jusqu'à la fermeture de La Ravoire en l'an 2000, la salle de cinéma en question était devenue notre salle de concerts : eh oui, La Ravoire en tant que colo de vacances SNCF hébergeait plus particulièrement la Musique, en tant qu'activité principale ! Guitares, basse, batterie, piano, flûtes, percussions et j'en passe... C'était aussi notre "discothèque", qui accueillait nos traditionnelles "boums" !

Que de souvenirs en ces murs, de bons et de moins bons... Pêle-mêle : je te revois encore, Mélanie, glissant dans l'escalier et dégringolant la dernière volée de marches menant à la salle de concerts, et répétant ensuite pendant une heure "Aïe !", tout en riant à moitié ; je te revois, Aurore, dans ta chambre du deuxième étage en train de préparer le "café à l'eau de douche"... Oui, il faut vous dire : malgré le café au lait du matin, un petit nombre d'entre nous buvions encore du café noir, en cachette des moniteurs...

Rétrospectivement, je réalise que c'était presque aussi idiot que de se cacher pour fumer ! Aurore avait bricolé une "cafetière" de fortune avec une bouteille en plastique dont elle avait découpé et retourné la partie supérieure (le goulot), pour s'en servir d'entonnoir ; un mouchoir en papier faisait office de filtre, où elle mettait le café (acheté discrètement lors d'une sortie du centre) ; à ma question "Mais pourquoi tu ne prends pas l'eau chaude aux lavabos de la chambre ?", elle avait répondu "Je trouve que l'eau de la douche est plus chaude !"... Voilà, chers anciens de La Ravoire, une partie de nos petits jeux idiots lorsque nous avions 15 ans et dont je ris encore maintenant !...

Je nous revois, Yoann, Xavier et moi-même, entrant dans les chambres des filles en leur absence, pour y mettre le bazar : après notre passage, on aurait pu croire qu'un ouragan était passé par là !... Je revois enfin et surtout, un certain après-midi du 21 juillet 1997 (veille de notre départ) ; étant à ce moment-là dans ma chambre située dans le bâtiment du haut, près de l'entrée principale du centre, je n'avais pas assisté à l'accident en direct : Aurélie, téméraire, avait cherché à enjamber la jonction perpendiculaire des balcons, là où ils se rejoignaient à hauteur de la terrasse extérieure du premier étage... et elle était tombée, d'une hauteur de quatre ou cinq mètres, au moins. Chère Aurélie, tout ce que je revois de cet après-midi là, c'est l'ambulance qui t'emportait : dire que nous nous étions brouillés peu avant, pour des bêtises, et que tu avais eu cet accident juste à la fin de notre séjour à La Ravoire, sans nous laisser le temps de nous réconcilier. J'en avais pleuré de dépit le soir même... Heureusement, tu m'écrivais peu après, alors que tu te rétablissais doucement de ta chute, et un an après, La Ravoire nous donnait l'occasion de nous retrouver ! Quelle chance tu as eue de ne pas mourir ou de rester handicapée...

Si moi, je ne t'ai pas vue tomber du balcon, une s'en souvenait encore très bien des années plus tard, par contre : Béatrice alias "Brigitte" ! Elle entendait encore ton cri suivi d'un bruit mat sur le sol, et te revoyait, toi, par terre au bas de l'escalier extérieur... Chers anciens de La Ravoire, chère Marie Walter, lorsque vous êtes revenus sur les lieux avant leur démolition, vous avez sans doute remarqué la grille dissuasive, installée à la jonction des balcons du premier étage ? Elle fut posée après la chute d'Aurélie, pour prévenir de nouveaux accidents ; et pour nous, elle fut un petit frisson rétrospectif, quand nous l'avons trouvée à cet endroit un an après l'accident de notre amie...

En 2004, quand je suis revenu à Passy avec Béatrice, La Ravoire était déjà à l'abandon depuis quatre ans : mais la grille, monument de sinistre mémoire, était encore là... Ironie du sort, ce fou de Jérôme qui nous accompagnait l'avait quand même enjambée pour accéder au balcon et nous ouvrir la fenêtre de la chambre donnant de plain-pied sur la terrasse : heureusement pour lui, il n'est pas tombé ; Béatrice et moi n'étions pas tranquilles en le voyant faire, et pour cause !!... Voilà : tout ceci à disparu désormais. Les bons moments, comme les mauvais, sont partis avec les murs sous les coups de la pelleteuse... Mais les souvenirs restent bien vivants dans ma mémoire. En voyant sur les photos ci-dessus, les restes du dernier bâtiment, grignoté, écrasé comme une coquille d'oeuf, je revois le réfectoire et la bibliothèque, entre autres, qui s'y trouvaient, et où nous passions pas mal de temps. Et la pergola ? Qu'en ont-ils fait ? A-t-elle disparu avec tout le reste, ou a-t-elle été jugée digne d'être conservée en souvenir, comme un ultime vestige, un dernier témoignage de ce que fut cet endroit magique et magnifique :

La Ravoire. Chère Marie, chers anciens : ces murs, nous les avons connus à des époques différentes, avec des fonctions différentes ; pour vous, c'était le sanatorium (1972 - 73), pour nous c'était la colo SNCF (1997 - 2000). Mais pour nous tous confondus, ce fut un éblouissement de jeunesse, un de ceux qui ne s'oublient pas : un épisode qui a compté, comptera toujours. La Ravoire vivra aussi longtemps qu'il restera quelqu'un pour se souvenir, tant que les cordes sensibles de la mémoire vibreront encore à l'évocation de ce nom, et des souvenirs lui étant attachés.

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04 avril 2018

Je sais cela fait longtemps

La vie passe trop vite je n'ai pas eu le temps de me retourner que je suis déjà grand mère et à la retraite ..

A la retraite comme Brigitte et pratiquement tous les anciens et anciennes de la Ravoire .. Je suis partie en 73 et le sanatorium a fermé la même année et nous étions si jeunes et maintenant nous sommes tous des grandes personnes

Le temps a passé mais nos souvenirs sont toujours là .. éternellement ancré dans nos mémoires

Il m'a fallu du temps pour accepter que tout cela n'existe plus. Il m'a fallu du temps pour comprendre et réaliser que quand je retournerai en Hte Savoie à la place de la Ravoire il y aura un grand vide

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ECOLE VU DU TOIT 2010

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